« Je t’aime moi non plus »- Quand le recrutement est avant tout une histoire d’Amour (1/3)

Publié le Publié dans Conseils et Coaching

Vous avez bien lu, le recrutement dans sa globalité est avant tout une histoire d’Amour avec un grand A ! C’est l’amour comme dans les films, comme dans Roméo et Juliette ou comme dans la vie de manière générale (mais quelle philosophe notre rédactrice) – bref, avec un début, un dénouement et puis une fin… Mais comment cela s’applique-t-il au recrutement ? Voyons cela ensemble via 3 articles.

 

PREMIERE PARTIE : LE DÉBUT D’UNE HISTOIRE

La rencontre,

Cela n’allait plus très bien entre mon ex (entreprise) – que l’on nommera E.A (entreprise actuelle)  et moi. Après 3 ans de relation, la passion des premiers jours n’était plus présente. Je ne frémissais plus à l’idée de voir ma signature de mail, je venais à reculons et je restais le moins longtemps possible. Ce n’est pas que je l’évitais, mais il fallait se rendre à l’évidence : mon futur à ses côtés me paraissait de moins en moins clair. Il faut dire aussi que je l’ai vu changer… peut-être un peu trop, trop pour me lasser. Et puis il y a eu le soir. Ce soir où tout a basculé… j’errais sur le net, et puis j’ai vu une publicité passer. Une amie Jeanne m’avait déjà parlé de FindAJob mais par loyauté pour mon entreprise, j’avais toujours refusé, et là je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai cliqué.

J’ai cliqué et un monde s’est ouvert. Il y avait tant d’annonces, et beaucoup, beaucoup de chasseurs. Par “curiosité” j’ai fait mon profil, ai rempli mes informations et mes attentes avec toujours ce sentiment de culpabilité, mais après tout – tant qu’on ne fait que regarder, cela ne compte pas, si ?

Au bout de quelques jours, j’avais déjà un sacré tableau de chasse avec beaucoup de propositions. Le problème c’est qu’il n’y avait jamais rien de sérieux ou alors des propositions qui étaient en dehors de mes critères et je dois avouer que je perdais doucement espoir.

Soudainement, c’est là qu’est apparue l’annonce, avec un grand A, the one, qui remplissait tous mes critères : missions, perspectives d’évolution, localisation, salaire. Le Dieu du recrutement avait décidé d’être avec moi ce soir-là. Ni une, ni deux, j’ai cliqué et ai franchi le pas en envoyant mon CV. Je ne savais pas où cela m’emmènerait, mais comme disait/dirait mon père “qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il le croit”.

 

Le premier rencard,

Peu de temps après, (15 heures 23 minutes et 4 secondes) j’ai eu un retour… Le match avait été réciproque et F. E[1] souhaitait me rencontrer. J’ai senti monter en moi une joie puis un gros coup de stress. Je n’avais pas ressenti ces émotions depuis un long moment et je dois vous confesser que j’avais perdu l’habitude. Cependant après ces montagnes russes sentimentales, une question me vint à l’esprit : comment allais-je pouvoir rencontrer F.E sans pour autant élever des soupçons auprès de mon actuel… Avec F.E, on élabora une stratégie : ce serait le soir, après 18h30, un mardi soit dans 5 jours. Auprès d’E.A[2], il fallait faire pâle figure et continuer comme si de rien n’était. Cela tombait bien, nous étions un jeudi et le jeudi c’était AfterWork généralement. On allait pouvoir relâcher la pression mais pas trop, restons vigilante. Vendredi se passa tranquillement.

Après avoir préparé mon entretien tout le week-end, je connaissais mes sujets. J’étais allée sur Internet, LinkedIn et avais recherché toutes les informations possibles et inimaginables sur F.E. Le jour J, je tremblais, j’avais les mains moites, je regardais le temps s’écouler et je guettais ma montre toutes les 5 minutes, je relisais mes notes discrètement entre deux dossiers et tentais de me calmer en disant que ce n’était rien et que F.E devait être aussi stressée que moi.

18H pétantes, je filai en basket et rangeai mes escarpins dans mon sac pour les remettre une fois arrivée sur place. 18h20, j’avais de l’avance, je rentrai et attendis bien sagement dans l’entrée.

18h30, je vis arriver la responsable des RH, je mis enfin un visage sur F.E. On s’installa, je pris un verre d’eau et on commença à parler. On parla de tout, de mon parcours, de mes passions, de mon intérêt pour F.E., de ce qui ne me plaisait plus chez E.A., de mes aspirations futures, de mon projet professionnel…

19h20, je sortis de l’entretien, j’étais heureuse et réalisais ce qui était en train d’arriver. Le recrutement n’est pas un jeu et à vouloir s’y frotter, on peut s’y brûler.  Je me rendais compte qu’au bout, il y avait un poste, une nouvelle entreprise avec un nouvel univers, de nouveaux collaborateurs, un nouvel environnement.

 

Notre candidate vient d’être chamboulée dans sa routine avec E.A. (Entreprise actuelle). Le recrutement a quelque chose à la fois de flatteur et de terrifiant…Comment va-t-elle réagir ? Quelle attitude avoir lors des procédures de recrutement ? Quelles questions se poser ? La suite au prochain article…

 

– Entr’elles London –

 

[1]  Future Entreprise

[2]  Entreprise Actuelle

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